Microplaque · croûte océanique

Plaque de la mer des Salomon

Aussi appelée plaque des Salomon

La plaque de la mer des Salomon est une petite plaque océanique sous la mer des Salomon, à l'est de la Nouvelle-Guinée. Toutes ses limites sont convergentes, et c'est sous la Nouvelle-Bretagne, dans la fosse de Nouvelle-Bretagne, qu'elle plonge le plus vite.

Superficie
128 671 km²
Part de la Terre
<0,1 %
Rang par taille
44 sur 52
Vitesse moy. aux limites
5,9 cm/an
Carte montrant la position de la plaque de la mer des Salomon et de ses voisines Mer des Salomon Woodlark Bismarck Sud Bismarck Nord Ouvrir sur la carte interactive

Limites de la plaque de la mer des Salomon

1 775 km de limites au total : 83 % convergentes, 17 % transformantes. Les vitesses correspondent au mouvement relatif entre les deux plaques, selon le modèle PB2002.

Plaque voisine Type de limite Structures principales Longueur commune Vitesse relative
Plaque de Woodlark Convergente Zone de subduction, Faille transformante océanique 899 km 1,3 cm/an
Plaque de Bismarck Sud Convergente Zone de subduction 655 km 7,1-15,8 cm/an
Plaque de Bismarck Nord Convergente Zone de subduction 159 km 8,1-8,2 cm/an
Plaque pacifique Convergente Zone de subduction 62 km 9,1 cm/an

Situation

La plaque de la mer des Salomon couvre environ 129 000 km² sous la mer des Salomon, entre la péninsule papoue, la Nouvelle-Bretagne et Bougainville. Elle ne porte aucune terre. Ses séismes sont enregistrés sous le nom des villes les plus proches de Papouasie-Nouvelle-Guinée, comme Kokopo et Panguna.

La plaque est un reste d’ancien plancher océanique piégé entre des arcs convergents. Les géologues la traitent comme une plaque distincte parce qu’elle est bordée de tous côtés par des fosses où elle plonge à des vitesses très différentes : elle ne peut donc appartenir à aucune de ses voisines.

Une plaque aux bords uniquement convergents

Toutes les limites de la plaque de la mer des Salomon sont convergentes, ce qui est rare. Au nord, elle plonge sous la plaque de Bismarck Sud dans la fosse de Nouvelle-Bretagne. Les vitesses relatives y atteignent en moyenne environ 11,3 cm/an et jusqu’à environ 15,8 cm/an, ce qui place la fosse de Nouvelle-Bretagne parmi les zones de subduction les plus rapides du modèle PB2002.

Au sud-ouest, la plaque rencontre la plaque de Woodlark sur 899 km le long de la fosse des Trobriand. La convergence y est lente, environ 1,3 cm/an, et une partie de la limite est transformante. À l’angle est, là où la fosse de Nouvelle-Bretagne s’infléchit vers Bougainville, la plaque plonge aussi sous la plaque de Bismarck Nord à environ 8,2 cm/an et sous la plaque pacifique à environ 9,1 cm/an.

Séismes

Les données recensent 17 séismes de magnitude 6,5 ou plus sur la plaque depuis 1900, dont aucun n’atteint la magnitude 8. Le plus fort est un séisme de M7.5 en août 1972, à environ 199 km au sud-sud-est de Kokopo. Citons aussi un séisme de M7.2 en 1974 et un autre de M7.1 en mai 2015, tous deux au sud-ouest de Panguna, sur Bougainville. La plupart de ces séismes étaient superficiels, à moins de 50 km de profondeur.

Les plus grands séismes liés à cette plaque se produisent en réalité juste à l’extérieur de ses limites. En plongeant sous la Nouvelle-Bretagne et la Nouvelle-Irlande, la plaque de la mer des Salomon se rompt lors de grands séismes que les données attribuent aux plaques chevauchantes, comme ceux de Nouvelle-Bretagne (M8.0) et de Bougainville (M8.1) en 1971.

La plaque n’a pas de volcans propres. Le magma ne se forme qu’une fois la plaque plongeante descendue profondément sous ses voisines : les volcans qu’elle alimente, comme l’Ulawun et le Rabaul en Nouvelle-Bretagne, se trouvent donc sur la plaque de Bismarck Sud.

Pays situés sur la plaque de la mer des Salomon

Aucun pays ne se trouve principalement sur la plaque de la mer des Salomon. Sa surface est presque entièrement constituée de fonds océaniques.

Les plus forts séismes sur la plaque de la mer des Salomon

17 séismes de magnitude 6,5 ou plus ont eu leur épicentre sur cette plaque depuis 1900. Données : USGS.

Questions fréquentes

La plaque de la mer des Salomon va-t-elle disparaître ?

Si les mouvements actuels se poursuivent, elle finira par être entièrement consommée. Toutes ses limites sont convergentes et aucune dorsale ne lui ajoute de nouvelle croûte : elle rétrécit donc à mesure que ses bords s'enfoncent dans le manteau. Les géologues connaissent de nombreuses anciennes petites plaques océaniques qui ont fini ainsi, ne laissant que des lambeaux de croûte dans les chaînes de montagnes voisines.

Pourquoi la fosse de Nouvelle-Bretagne est-elle si active ?

La plaque de la mer des Salomon plonge sous la Nouvelle-Bretagne à l'une des vitesses relatives les plus élevées du modèle PB2002, environ 11 cm/an en moyenne et jusqu'à près de 16 cm/an. Une subduction rapide charge vite la limite de plaques, ce qui produit de forts séismes fréquents et alimente les volcans actifs de Nouvelle-Bretagne.

La plaque de la mer des Salomon porte-t-elle des îles ?

Aucune terre des données ne repose sur elle. La plaque est entièrement sous-marine, entourée d'îles posées sur ses voisines : la Nouvelle-Bretagne au nord, la péninsule papoue et les îles Trobriand au sud-ouest, Bougainville et les îles Salomon à l'est.

Quelle est la taille de la plaque de la mer des Salomon ?

La plaque de la mer des Salomon couvre environ 128 671 km² (49 680 mi²), soit à peu près <0,1 % de la surface de la Terre. C'est la 44e plus grande des 52 plaques du modèle PB2002.

À quelle vitesse se déplace la plaque de la mer des Salomon ?

Mesurée par rapport à ses voisines, la plaque de la mer des Salomon se déplace en moyenne de 5,9 cm/an (2,3 po/an) le long de ses limites. Le mouvement le plus rapide s'observe à la limite avec la plaque de Bismarck Sud, où les vitesses relatives atteignent 15,8 cm/an sur une limite convergente.

Quels pays se trouvent sur la plaque de la mer des Salomon ?

Aucun pays ne se trouve principalement sur la plaque de la mer des Salomon, qui est presque entièrement constituée de fonds océaniques. Les terres les plus proches appartiennent aux plaques voisines.

Quelles plaques bordent la plaque de la mer des Salomon ?

La plaque de la mer des Salomon partage des limites avec 4 plaques : la plaque de Woodlark (convergente), la plaque de Bismarck Sud (convergente), la plaque de Bismarck Nord (convergente) et la plaque pacifique (convergente).

Les 52 plaques tectoniques